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Financement du cycle productif des entreprises agroalimentaires

Finca citricos Gambin

Par le Département financier de J. Gambín

Dans un secteur comme l'agroalimentaire, où le cycle de production à la commercialisation est long, le financement est un outil fondamental pour mener à bien le processus.

Généralement, les institutions financières offrent aux entreprises une période de financement maximale de 90 à 120 jours.

Mais qu'arrive-t-il aux entreprises qui cultivent un produit pendant 9 mois, le collectent, l'emballent, le commercialisent et finalement le reconvertissent en argent uniquement lorsqu'elles reçoivent le paiement de leurs clients ?

Qu'arrive-t-il aux entreprises qui, pour pouvoir programmer leur campagne, acquièrent le produit d'un agriculteur bien à l'avance, en sachant que le retour de la valeur d'achat est prolongé jusqu'au moment où elles reçoivent de leurs clients le montant facturé ?

Besoins particuliers des exploitations agricoles

Dans ces cas, l'entreprise doit supporter la charge financière de ses paiements et investissements pendant une grande partie de l'année. Ceci, jusqu'à récupérer, par la vente, la valeur supportée et l'avantage obtenu.

Pour les entreprises qui, en raison des caractéristiques de leur activité, ont un cycle de production long, il n'est pas facile de trouver les formules de financement qui s'adaptent et permettent aux cash-flows de maintenir une certaine cohérence. Ils doivent s’aligner à une longue période de maturation d'un cycle de production, caractéristique pour de nombreuses exploitations. En outre, nous devons tenir compte les particularités du besoin d'approvisionnement direct d’agriculteurs. On se retrouve donc dans ces cas avec des dates de retour de plus de 120 jours. Lorsque les produits sont cultivés et commercialisés par la même entreprise, cette période peut facilement s'étendre sur plus d'une année.

Politiques de crédit ou de prêt

Les grandes institutions financières, axées sur une ample diversité de secteurs, proposent des solutions plus générales telles que les politiques de crédit ou les prêts. Servent-ils d'instruments de financement ?

La réponse est oui, mais avec un taux d'intérêt plus élevé et des frais supplémentaires à ceux générés par tout autre produit de financement actuel.

De plus, les deux options nécessitent la détermination préalable d'un montant d'investissement au sein d'un secteur, dans lequel la variabilité des prix peut rendre les deux instruments impropres et dénués de sens. Dans les deux cas, un coût financier plus élevé est généré et, en tant que tel, une réduction de la marge se produit, rendant les affaires encore plus ajustées qu'elles ne le sont déjà dans le secteur agroalimentaire.

Produits spéciaux pour le secteur agricole

D'autres institutions financières, spécialisées dans l'agroalimentaire, proposent des produits répondant aux besoins des entreprises. Ces solutions financières sont plus adaptées à l'entreprise. Elles assimilent leur coût à celui de tout autre instrument de financement actuel (qui est déjà une amélioration) et permettent un financement sur une plus longue période. La flexibilité ou la capacité d'apporter des modifications aux transactions conclues dépend de l'institution financière elle-même.

Pour déterminer quel est le meilleur instrument financier, l'entité ou le produit offert est indifférent, chacun d'entre eux peut être adapté aux besoins d'une entreprise à cycle long. Ce qui est vraiment important, c'est l'approche et la connaissance de l'entreprise et du secteur que l'agent financier qui contacte l'entreprise doit fournir un tel financement.

Le secteur agroalimentaire est extrêmement flexible. Il se caractérise par une variabilité habituelle des prix, provoquée par les changements des marchés chaque année et par la variabilité du produit lui-même, qui est toujours vivant. Les agents financiers doivent être capables de s'adapter à ces changements, comprendre le fonctionnement et valoriser l'implantation des entreprises du secteur, son histoire et sa grande capacité d'adaptation aux changements.